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Rapport sur les ateliers de formation: «La radicalisation des jeunes»

Salé le 20 Juillet 2019

L’association Université Pour Tous en partenariat avec le Forum Civil Démocratique Marocain Rabat et l’Association Marocaine de l’Education Comparée et en coordination avec le Réseau Marocain Economie Sociale et Solidaire et soutenue par le DVV International , a organisé des ateliers de formation sur « la radicalisation des jeunes : de la compréhension à la prévenions ».

Mme Khadija BENTALEB, présidente de l’association Université pour tous, a ouvert ces ateliers par rappeler l’esprit de la formation à travers les ateliers organisés par l’association pour ensuite adresser des remerciements aux intervenants et aux différents participants. Mme Samira DLIMI, présidente de l’Association Marocaine de l’Education Comparée et membre de l’Association Université pour Tous et coordonnatrice des ateliers objets du présent rapport a adressé, à son tour, des remerciements aux différents
participants. Ensuite, Mme Hind SIYOURI , présidente du Forum Civil Démocratique Marocain – Bureau de Rabat a pris la parole pour présenter le FCDM Rabat et souligner l’importance d’étudier l’extrémisme des jeunes et son influence sur les individus et les sociétés. Elle a avancé que le traitement qu’a reçu la lutte contre la radicalisation des jeunes doit se focaliser sur la conscientisation et la socialisation. Elle a terminé son mot par s’interroger sur l’existence d’une politique intégrée au niveau éducatif pour lutter contre la radicalisation des jeunes.

Le premier atelier axé sur « la radicalisation des jeunes : identification et prévention » fut modéré par M. Hassan DANANE qui a proposé au public de commencer par un essai de définition. Les participants ont souligné que les deux termes extrémisme et radicalisation renvoie en arabe à un seul concept qu’ils ont essayé de définir comme :

  • une révolution contre l’ordre établi
  • une attitude provoquée par la pauvreté, la vulnérabilité, l’exclusion, l’éducation, la famille, la société…etc
  • ce qui renvoie à une pensée extrême et donc non modérée, à une pensée attirante pour des franges de société dépourvues d’identité sociale et de valeurs sociétales.

Mme Malika DAKHICH, membre de L’association Marocaine de l’Education Comparée, s’est intervenue pour déterminer les concepts surtout la radicalisation religieuse chez les jeunes. L’intervenante a partagé avec les participants certains traits de comportements extrémistes ou radicalisés dus à des facteurs religieux, de nationalité, de race …etc. Elle a, ensuite, essayé de déterminer les causes de la radicalisation des jeunes qu’elle lie à deux types de facteurs. Les facteurs de pression concernent l’exclusion, les inégalités, les injustices et le non respect des droits. Les facteurs d’attraction que certains groupes organisés et structurés exercent se manifestent à travers les différents programmes et aides qu’ils assurent. Elle a souligné l’importance de préserver son identité par l’acceptation et le partage avec les autres sur la base du commun humanitaire. Il s’agit pour cela de développer la communication, l’esprit critique et a conscientisation chez les jeunes. Enfin, elle a partagé avec le public la philosophie d’un « guide de l’enseignant pour prévenir l’extrémisme violent » développé ailleurs comme outil permettant à l’enseignant de détecter les symptômes d’un extrémisme probable dans le milieu des jeunes et des enseignés.

Le deuxième atelier fut axé sur « le renforcement de la cohésion sociale pour lutter contre l’extrémisme des jeunes » et modéré par Mme Samira DLIMI qui a donné la parole, en premier à M. Jean Michel COUDRON. Ce dernier, intervenu sur le thème des l’intégration des personnes âgées et la migration. Il a axé son intervention sur la manière d’intégrer les personnes âgées dans leur pays d’accueil en servant à conscientiser les jeunes contre l’extrémisme. Prenant en compte les contraintes d’un dialogue inter-générationnel même dans une même culture, l’intervenant a présenté deux expériences d’un essai de renforcer le vivre ensemble. En Belgique et en France, on a essayé d’intégrer les personnes âgées comme une sorte de coaching dans la conscientisation des jeunes en vue de favoriser l’échange, la sécurité, la démocratie et ce sur la base de leur expérience et de leur endurance, leur positivisme et leur respect des valeurs malgré ce qu’ils ont dû affronter dans leurs vies. Les jeunes en rage et donc exprimant un rejet de la société d’accueil nécessitent d’être assistés par des personnes ayant un capital social suffisamment abondant.

Ensuite, Mme Naima SABIR s’est intervenue pour débattre de la cohésion sociale comme solution face à l’extrémisme des jeunes. Elle a commencé par déterminer le contenu conceptuel de certaines notions comme la radicalisation l’extrémisme, la cohésion sociale, le projet de société…etc. Elle a, ensuite, lié l’extrémisme et le manque de cohésion sociale puisque, selon elle, l’extrémisme nait du discours de dénonciation, de l’incompréhension des jeunes, de leurs peurs et de leurs désirs, de l’instrumentalisation de l’extrémisme pour ancre une peur sociale, des mutations sociales subies par les jeunes et de l’absence des liens sociaux. Elle a, ensuite, posé la question du capital social comme voie pour regagner la confiance des jeunes. Et enfin, elle a lié l’intégration des jeunes dans la société à l’existence d’un projet de société auquel ils peuvent s’identifier. Cette bataille pour elle est sociétale et concerne tous les acteurs de la socialisation et basée sur le renforcement de l’esprit libre et critique.

Le troisième et dernier atelier fut modéré par Mme. Chaimae IDRISSI, et traitait « la radicalisation des apprenants entre attractions de la réalité et défis du changement », l’intervenant M. Hassan ELASRI a commencé par un cadrage conceptuel de la radicalisation depuis la création humaine. Il a souligné que la radicalisation est ancrée dans toute âme si ces conditions et raisons sont réunies. Et pour qu’on puisse vivre avec équité, dignité, liberté et identité plusieurs raisons et parties sont responsables du radicalisme chez les jeunes de façon voulu ou non. il s’agit de la famille qui produit des personnes radicales volontairement ou involontairement, des médias qui, selon l’intervenant, produisent le radicalisme volontairement et l’accentuent par les émissions et les messages qu’ils diffusent. La radicalisation des jeunes est provoquée par les parties politiques qui refusent de les faire participer à la scène politique et se contentent de les exploiter pendant les compagnes électorales. Enfin, selon M.ELASSRI, les programmes éducatifs se focalisent sur la quantité et plus que la qualité. L’intervenant a conclu qu’il existe une volonté dans la création du radicalisme chez les jeunes au Maroc.

Recommandations :

Pour pouvoir appréhender les moyens adéquats pour lutter contre la radicalisation des jeunes, certains préalables sont demandés :

  • une redéfinition des concepts du radicalisation et de l’extrémisme;
  • un espace plus grand et un public plus nombreux pour que tout le monde puisse;
  • L’acceptation mutuelle au niveau mondial des différences identitaires;
  • Les programmes éducatifs doivent être revus;
  • Les mass- médias et les messages diffusés doivent prendre en compte ce fléau et le traiter par des contenus adéquats;
  • Donner la parole aux jeunes;
  • Le rôle de l’éducateur et l’administration éducative doit être pris en considération;
  • Considérer la radicalisation des jeunes comme indice du manque de la cohésion sociale;
  • L’esprit libre et critique doit faire ses preuves dans la société à travers les différents circuits de la socialisation;
  • Le projet sociétal qui autour duquel toute la société doit œuvrer;
  • La réédition des comptes qui doit concerner tout les membres de la société;

Enfin, Mme. Samira DLIMI a proposé aux participants de s’inscrire dans des projets d’ateliers prochains dans différentes thématiques à savoir le développement personnel, l’esprit critique, la gestion du conflit.

Rapport rédigé par : Mme. Fatima OUDIH

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